“ Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton c½ur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique du c½ur sera brisée de nouveau. »
Décidémment, La mécanique du coeur, de Mathias Malzieu, est vraiment le livre qui me décrit à merveille. Lisez-le, et vous n'aurez pas besoin de me questionner.
Début septembre, j'ai sorti mon coeur de sa cage. Il était en convalescence. Je le croyais prêt à affronter de nouveau, le bonheur. Alors je l'ai laissé aller, je ne lui ai pas imposé de barrières. Libre, il était libre. De nouveau. Enfin! Enfin, bordel! Vous connaissez tous ce que ça fait, de tomber amoureux? Le coup de foudre, on en a tous entendu parler! Avoir l'impression de tomber nez à nez avec une évidence! J'ai donc attendu. "L'attente est en proportion du bonheur qu'elle produira". L'attente, elle s'est terminée, un soir. Un 23 octobre, je crois.. Oui c'est ça. Ma mémoire est encore bonne. Le bonheur, putain, le bonheur! Des paroles, des textos, des regards, qui me donnaient la patate, dès le matin. Se réveiller avec le cerveau embrumé par ces rêves, que je croyaient vivants. Que je croyais, j'ai bien dit, à l'imparfait. Puisque rien ne dure. Je suis une fille, une fille c'est chiante, c'est dirigé par ses hormones, ça a des accès d'humeur. c'est pas supportable, une fille. Surtout une fille comme moi. Car en plus de ça, j'ai un caractère dégueulasse. C'est marrant, pourtant j'avais vachement confiance en moi (ironie). Et voilà que le 12 décembre... je revois encore et encore la scène. Je me hante, avec ces putains de souvenirs. Tout dégringole. C'est drôle, comme la vie ne tiens qu'à un fil, n'est-ce pas? Et donc, depuis ce jour, je découvre la dépression. Celle qui te fait pleurer jour et nuit, qui te réveille en sursaut la nuit, car tu te vois encore, heureuse, dans ses bras. Le vague sourire que tu as aux lèvres, désormais crevassées, s'écrase lorsque toute la vérité te retombe dessus. Tu ne manges plus pendant des jours, ta mère est obligée de te traîner. Le seul truc qui te maintient la tête à la surface, c'est le semblant d'espoir avec lequel ton pauvre petit coeur est provisoirement rafistolé. Sauf qu'on te répète, qu'il n'existe pas, cet espoir. Il n'y a plus d'espoir, que cet amour revienne. Et là, je suis bien décidée à enfermer pour de bon, mon coeur, qui n'aura demandé qu'à être heureux, à double tour, dans sa prison d'acier... Si un jour, je viens à sourire de nouveau, sachez que l'hémorragie n'en sera pas moins terminée...
Les belles histoires n'existent que dans les livres... Je suis lasse d'entendre vos "tu mérites mieux", "tu trouveras le bon"... Et j'en pleure, encore et encore... Je pense qu'il est vain, désormais, que je hurle ce "Reviens moi"...
"Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Si tu..."